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Musique

​Note curatoriale - Archéologie du son

Ma pratique sonore commence à la fin des années 1970, avec un orgue Hammond et une Leslie.  
Très tôt, le son est un espace : vibration, mouvement, lumière.
En 1982–1983, un Roland Juno‑60 ouvre un autre territoire. J’enregistre mes premières compositions en superposant deux platines cassettes - une forme instinctive et artisanale de multi‑piste.

Les années suivantes sont celles des concerts improvisés, des instruments démontés, des premières synchronisations, des découvertes techniques nées de la curiosité et de la nécessité.

En 1988, un Atari et Cubase structurent enfin ce geste. Le D10, l’EPS et la TR‑505 forment un premier studio où, en 1990, naît une période particulièrement prolifique.

En 1992, je vends tout mon matériel, mais je conserve les disquettes, les cassettes, les traces.
Durant cette période sans instruments, l’écoute prend le relais : une immersion profonde dans la space music, notamment l’œuvre de Jonn Serrie, qui façonne ma perception de l’espace sonore.

À partir de 1999, un long travail de sauvegarde commence : images disques Atari, fichiers Pro24 et Cubase 1.0, disquettes EPS, samples, sons de synthétiseurs analogiques.
Ces matériaux sont extraits, convertis, migrés, réorganisés, puis réécoutés - comme on déterre des fragments intacts.

Parallèlement, le piano reste présent, maintenant le geste vivant.

Ces traces retrouvées, ces gestes réactivés, nourrissent aujourd’hui les œuvres sonores présentées ici.

Interstellar Passage

(2005 - réactivé en 2025)

Une traversée cinématique, lente et lumineuse.
Voix lointaines, nappes en expansion, tension suspendue — un passage dans l’infini.

casque recommandé

Interstellar PassageAlexandra Pignon
00:00 / 08:42
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